M Arnaud Chaulet se présente à Millau comme le patron d’une industrie « vertueuse », maîtrisée et exemplaire ; le rapport d’inspection de la DREAL sur le site mosellan décrit, lui, une installation en sérieuses difficultés, incapable de respecter ses propres engagements réglementaires.
D’un côté, un discours huilé, rassurant, presque moralisateur ; de l’autre, un rapport administratif qui aligne mises en demeure, prescriptions et demandes de comptes. Entre les deux, un gouffre qui ressemble fort à un système de communication d’entreprise déconnecté de la réalité concrète de l’exploitation.
Déclarations vs réalité constatée
- « Nous travaillons avec les services de l’État… pour réduire les nuisances qui peuvent exister. »
→ La DREAL relève six non‑conformités et deux écarts, et propose au préfet une mise en demeure assortie de prescriptions complémentaires, notamment sur les poussières, les bruits, les stockages et les effluents. - « Les mises en conformité en cours ne portent pas sur les poussières. »
→ L’inspection constate des lanterneaux ouverts laissant s’échapper les poussières du procédé, des stockages extérieurs de fines sur sols non étanches, des GRVS déchirés, et demande expressément des mesures contre les risques d’envols et de poussières. - « Les salariés ne sont pas obligés de porter un masque à l’intérieur de l’entreprise. »
→ L’inspection, préoccupée par les conditions de travail dans le bâtiment, va jusqu’à proposer la transmission du rapport à l’inspection du travail. - « Sur le site mosellan, (…) les services compétents n’ont pas constaté de pollution ni de non‑conformité environnementale. »
→ La DREAL constate un rejet d’eaux troubles dans le ruisseau Falkensteinerbach et exige des justificatifs sur l’origine et le traitement des effluents, ainsi qu’une évaluation d’une possible pollution des sols liée aux stockages extérieurs non autorisés. - « Nous sommes une entreprise ouverte, rigoureuse, respectueuse de l’environnement. »
→ Les portes censées rester fermées sont laissées ouvertes, les points de rejet atmosphériques ne correspondent pas au dossier, les zones de chargement sont multipliées sans autorisation, et aucune consigne d’exploitation écrite n’existe pour les opérations à risque.
Synthèse des griefs de la DREAL
La DREAL propose un arrêté préfectoral de mise en demeure pour :
- Fermeture des portes des bâtiments conformément au dossier d’enregistrement.
- Conformité de la filtration des poussières et des points de rejet.
- Suppression des stockages extérieurs non autorisés, sur sols non étanches, avec analyses des sols en complément.
- Remise en conformité des modalités de chargement des poids lourds.
- Rédaction de consignes d’exploitation écrites pour toutes les opérations susceptibles de générer accident ou pollution.
En plus, la DREAL demande :
- Des mesures de bruit par arrêté complémentaire, compte tenu des plaintes nocturnes et de l’absence totale de mesures disponibles.
- Des justificatifs détaillés sur la maîtrise des envols de poussières et sur le rejet d’effluents dans le cours d’eau, ainsi qu’une évaluation d’une possible pollution des sols.
Ces élucubrations ont assez duré et ce jeu de dupe dont les millavois vont faire à coup sur les frais n'amuse plus personne.
Dans l'état, aucune garantie n’est donnée quant à un respect des règles et des conditions d ’exploitation réelles de l’usine Cyclamen de Millau. NON AU PROJET CYCLAMEN !