NOTRE DÉMARCHE ET NOS DEMANDES
Au regard de l’ensemble de ces éléments, il apparaît clairement que la situation ne relève plus d’une hypothèse abstraite ou théorique.
Les volumes de déchets annoncés, la nature des matériaux traités, les opérations de broyage envisagées et les émissions de poussières associées, combinés à la proximité immédiate de zones sensibles ainsi qu’aux antécédents administratifs documentés de l’opérateur, caractérisent un risque réel, concret et objectivable pour l’environnement et la santé publique.
Dans ces conditions, le projet, tel qu’il est actuellement présenté, ne saurait relever d’un régime d’enregistrement ICPE allégé.
La nature, l’intensité et le cumul des impacts potentiels justifient la mise en œuvre de mesures d’encadrement nettement plus strictes, au nombre desquelles figurent notamment :
- un contrôle renforcé, continu et juridiquement opposable des émissions de poussières ; une limitation effective, traçable et vérifiable des volumes de déchets traités ;
- la réalisation d’études d’impact environnemental et sanitaire adaptées au contexte local, intégrant explicitement les effets cumulés ;
- la mise en place d’un suivi environnemental indépendant, garantissant la protection durable des populations, des sols, des ressources naturelles et des activités agricoles environnantes.
À défaut de telles garanties, le risque encouru par le territoire de Millau et par ses habitants ne saurait en aucun cas être considéré comme maîtrisé.
En conséquence, Vigilance Environnement Millavoise demande :
- la réévaluation du projet dans le cadre d’une procédure ICPE plus contraignante, proportionnée à ses impacts potentiels réels ;
- l’exigence de garanties techniques précises, opposables et contrôlables dans la durée ;
- une transparence totale, continue et effective à l’égard des habitants du territoire.
CONCLUSION
Vigilance Environnement Millavoise n’est pas opposée par principe à l’activité industrielle. Elle refuse en revanche :
• la sous-évaluation des risques,
• le recours à des procédures allégées pour des activités sensibles,
• l’absence de débat public réel.
La transparence n’est pas un frein au développement ; elle en constitue, au contraire, la condition indispensable d’acceptabilité sociale et environnementale.
Toutes les sections du dossier
- COMMUNIQUÉ DE SYNTHÈSE
- PRÉSENTATION DE VIGILANCE ENVIRONNEMENT MILLAVOISE
- LE PROJET CYCLAMEN À MILLAU
- QUELS PRODUITS SERONT TRAITÉS ET TRIÉS SUR L’USINE DE MILLAU ?
- DES RISQUES ENVIRONNEMENTAUX SOUS-ÉVALUÉS
- DES IMPACTS LOCAUX MAJEURS PROPRES AU TERRITOIRE MILLAVOIS
- LE DIRECTOIRE : UNE STRATEGIE CONSTANTE AUX RESULTATS DEFAILLANTS
- NOTRE DÉMARCHE ET NOS DEMANDES (section actuelle)
- CONCLUSION
- BIBLIOGRAPHIE